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Crise hypothécaire à Québec?
Québec serait à l'abri de la crise financière
les ventes résidentielles SIA / MLS demeureront vigoureuses
Prévision du marché immobilier à Québec pour 2008
Vendre sa maison: Une moyenne de 2 mois
L'habitation en bonne posture pour 2008
Les acheteurs ne sont pas au bout de leur peine
Vivre avec l'ocre ferreuse!
Bienvenue au chalet!
La géothermie résidentielle
En quête d'un RAP plus généreux!
Le Home Staging rapporte gros aux propriétaires
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Bien loin de moi l'idée de vouloir affoler les lecteurs avec un titre très sensationnaliste. La crise que vivent les américains
nous touchera fort probablement d'une quelconque façon. Comme on le dit souvent, quand les américains éternuent, les canadiens se mettent à tousser. Sur le plan de l'immobilier toutefois, je crois que les gens qui vendent par le biais d'un agent immobilier devraient s'en sortir assez bien.
Mon titre fait plûtot référence à une question-sondage parut dans le journal de Québec sur Canoe ce 25 septembre.
La question était:
Seriez-vous capable de faire face à une augmentation de votre taux hypothécaire?
Sur les 8931 répondants, un léger frisson m'a parcouru en lisant que 64% d'entre eux avaient répondu NON à cette question.
Je participe à plusieurs transactions immobilières chaque année, et à chaque fois, je glisse toujours à l'oreille de mes clients que ce n'est pas parce qu'une banque les pré-autorise pour un prêt de
200 000$ qu'ils doivent absolument acheter une maison de ce prix. Il ne faut jamais, mais au grand jamais, qu'une maison devienne une prison, faute d'argent pour faire autre chose une fois
emménagé dans celle-ci.
Décidément, il y a sûrement ici, avec ce gros 64%, matière à réflexion. Peut-être n'avons nous pas besoin de l'économie américaine pour se créer des problêmes.
Et vous? Qu'auriez-vous répondu à cette question?
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- Haut de pageSource: Cyberpresse - Le Soleil- Isabelle Houde
Grâce à son économie axée sur les services et son taux de chômage très bas, la
grande région de Québec serait relativement à l'abri des soubresauts de l'économie
américaine, selon certains spécialistes du marché immobilier.
«À Québec, le taux de chômage est un des plus bas au Canada», mentionne Gina
Gaudreault, directrice générale de la Chambre immobilière de Québec. «Les gens ont un
emploi, de bons salaires et ils n'ont pas peur d'investir dans une propriété.»
François Des Rosiers, professeur titulaire en gestion urbaine et immobilière à l'Université
Laval, abonde dans le même sens. «La région de Québec est moins touchée parce qu'elle
bénéficie d'une économie axée sur les services, le gouvernement, l'administration
publique et l'éducation, explique l'économiste. Ça vient tempérer les fluctuations,
contrairement à d'autres régions qui sont tributaires de l'exportation, et donc, du pouvoir
d'achat des États-Unis.»
C'est dans l'industrie du tourisme que la région de Québec pourrait ressentir des effets de
la crise financière. «Si les Américains ont peu d'argent, ils viennent moins en visite à
Québec», pense M. Des Rosiers. Nous ne sommes pas à l'abri de tout.»
Pas comme aux États-Unis
Selon les deux spécialistes du marché immobilier, il n'y aurait pas lieu à paniquer, malgré
la mise en garde de certaines sociétés de courtage et d'investissement comme Merrill
Lynch. «Je ne m'attends pas à un effondrement du marché immobilier au Québec,
soutient François Des Rosiers. Il y aura probablement un plafonnement des valeurs des
maisons et peut-être une légère baisse dans les zones périphériques, mais c'est un marché
encore très solide.»
«La crise immobilière aux États-Unis a commencé en juillet 2007 et ça n'a peu eu d'effet
sur le marché de Québec. Les prix et le nombre de maisons en vente sont même en hausse
pour l'instant», souligne Gina Gaudreault.
Elle explique ce phénomène par des différences majeures entre la gestion des
hypothèques ici et chez nos voisins américains. «Ici, il y a une couverture des risques
notamment grâce à l'assurance des prêts hypothécaires auprès de la Société canadienne
d'hypothèques et de logement», mentionne-t-elle.
«Au Québec, le refinancement hypothécaire se fait jusqu'à concurrence de 80 %, voire 95
% de la valeur de la maison, explique M. Des Rosiers. Mais il y a un suivi périodique des
prêts et les institutions financières ont un droit de regard sur l'utilisation des fonds.» Aux
États-Unis, le refinancement du prêt hypothécaire peut atteindre 110 % et l'utilisation de
cet argent n'est pas encadrée. «Ça encourage le surendettement», résume l'économiste.
La spéculation est aussi plus importante chez les Américains. «Au Québec, il y a très peu
de spéculation. On achète une propriété pour l'habiter. Ce n'est vraiment pas dans
l'optique d'investir pour ensuite revendre», souligne Gina Gaudreault.
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- Haut de pageSource: L'Association canadienne de l'immeuble
OTTAWA – le 6 mai 2008 – Selon les nouvelles prévisions qu’a préparées l’Association
canadienne de l’immeuble, les ventes résidentielles S.I.A.®/MLS® demeureront vigoureuses à
l’échelle nationale en 2008, malgré la tendance à la baisse notée par rapport à l’année record
de l’année dernière.
On prévoit que les ventes résidentielles nationales afficheront un recul de 11,5 p. 100, à
460 900 logements en 2008, ainsi qu’une baisse additionnelle de quatre pour-cent l’année
suivante. On s’attend que les prix atteignent de nouveaux records dans toutes les provinces
cette année ainsi qu’en 2009, mais que les hausses des prix se feront plus modérées qu’elles
ne l’ont été depuis quelques années.
Selon les prévisions, les ventes résidentielles S.I.A.®/MLS® seront en perte de vitesse dans
toutes les provinces; par contre, l’activité atteindra un niveau record en Saskatchewan et à
Terre-Neuve-et-Labrador durant le premier trimestre. Cela hissera ces provinces à des niveaux
records annuels cette année. On s’attend que les nouveaux mandats soient en hausse dans
toutes les provinces. Le recul progressif des ventes d’une part, et la hausse des nouveaux
mandats de l’autre rétabliront l’équilibre sur le marché résidentiel de la revente. Par ailleurs, on
prévoit que le marché demeurera serré notamment en Saskatchewan et au Manitoba. Par
conséquent, les hausses de prix dans ces régions seront plus importantes.
Le prix moyen S.I.A.®/MLS® résidentiel devrait augmenter de 5,3 p. 100 en 2008, puis de 4,2
p. 100 l’année suivante. Cela fera grimper les prix à de nouveaux sommets. Les hausses des
prix se feront plus modérées à mesure que l’équilibre reprendra sur le marché de la revente.
« Les ventes résidentielles S.I.A.®/MLS® demeureront vigoureuses, malgré le ralentissement du
marché comparativement au rythme effréné de l’année dernière », a fait remarquer l’économiste
en chef de l’ACI, Gregory Klump. « La croissance du revenu après impôt, la vigueur des
emplois et la réduction des taux d’intérêt de courte durée soutiendront la demande en
logements et ce, malgré l’augmentation continue des prix des maisons et l’incertitude croissante
au sujet de l’économie, qui mine l’enthousiasme des consommateurs face aux gros achats, tels
qu’une voiture ou une résidence », affirma-t-il.
« Les ventes résidentielles en Saskatchewan bénéficieront du flux de personnes qui éliront
résidence dans la province, tandis que le marché de l’habitation à Terre-Neuve-et-Labrador
devrait également jouir de résultats exceptionnels au cours des deux prochaines années »,
ajouta-t-il. « Grâce au solide secteur des ressources naturelles dans cette région, cela est de
bon augure pour les demandes en logements et les prix. »
« Au Canada, le marché résidentiel de la revente s’oriente vers une voie nettement différente de
celles des États-Unis », souligne le président de l’ACI, Cal Lindberg. « L’ACI s’attend à ce que
la croissance du prix moyen perde de la vitesse en 2008, et c’est ce que nous voyons dans
plusieurs marchés. Cela marque un net contraste par rapport au marché de l’habitation
américain, où les prix et les ventes sont à la baisse. »
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- Haut de pageSource: Chambre immobilière de Québec
QUÉBEC, le 14 JANVIER 2008 - La
Chambre immobilière de Québec (CIQ)
présente aujourd’hui le bilan 2007 des résultats
du marché immobilier de la région
de Québec. Une année faste qui a continué
à battre des records!
Le chiffre d’affaires de toutes les transactions
réalisées par un agent immobilier
membre de la CIQ à la grandeur de son
territoire a frôlé les 2 milliards de dollars
en 2007, une progression impressionnante
de 21 % en regard des résultats de 2006.
Ces résultats représentent un nouveau
sommet historique à la Chambre immobilière
de Québec. Pour la seule grande région
de Québec, c’est près de 1,8 milliard
de dollars en ventes!
Après avoir connu une année 2006 encore
active, avec une augmentation des transactions
de 1 %, les ventes immobilières toutes
catégories confondues ont crû énergiquement
en 2007, soit de l’ordre de 5,6 %.
L’inventaire de propriétés disponibles sur
le marché a quant à lui, légèrement fléchi
avec une diminution de 2,4 %, pour s’établir
à 4 784 propriétés en moyenne.
L’année 2007 a été marquée par une poussée
des prix de 11,3 % avec une moyenne
du prix des propriétés résidentielles de
164 562 $. Au coeur des ventes immobilières
résidentielles, qui comblent toujours
89 % des transactions en 2007, 66 % demeurent
attribuables à des maisons isolées,
12,2 % à des maisons jumelées/ en
rangée/ duplex, puis 17,9 % aux copropriétés.
« Le prix moyen des propriétés a connu
une hausse de 47 % depuis les vingt dernières
années si on calcule en dollars actuels.
Depuis 1988, cela fait une moyenne
de 2,35 % par année, un taux comparable
à celui de l’inflation annuelle moyenne
qui se situe autour de 2,2 %. » a indiqué
Gina Gaudreault, directrice générale de la
CIQ.
Pour chaque vente réalisée, les études démontrent
que 25 580$ sont générés en dépenses
de consommation directes. Pour la
Chambre immobilière de Québec, cela représente
un montant de 325 millions de
dollars en retombées.
Les faits saillants de l’année 2007
Le montant total des ventes sur le territoire de Québec inscrit à nouveau un record impressionnant en
atteignant près de 1,8 milliard de dollars, une augmentation de 17,5 % par rapport à 2006.
L’inventaire de propriétés à vendre par les courtiers et agents immobiliers membres de la CIQ comptait
en moyenne 4 784 propriétés en 2007, une diminution de 2,4 % en comparaison avec 2006. Le 15 décembre
2007, l’inventaire se chiffrait à 4 485 propriétés.
Le nombre de ventes a augmenté de 5,6 % en 2007, atteignant
ainsi 10 608 transactions. Ce résultat est le plus
haut sommet enregistré par la CIQ, dépassant le record
de 10 050 ventes établi en 2006.
Le prix moyen d’une propriété résidentielle vendue à
Québec est de 164 562 $, une hausse de 10,8 % par rapport
à 2006. La diminution de l’offre de propriétés disponibles
aux fins de vente sur le marché de Québec
laisse entrevoir une hausse moyenne des prix.
Autres chiffres intéressants:
Les ventes de résidences de type « isolé », d’une valeur de
175 000 $ à 275 000 $, ont presque doublé avec une hausse
très importante de 48 % en 2007.
Le nombre de ventes de copropriétés d’une valeur de
175 000 $ à 275 000 $ a explosé en 2007 pour atteindre
73 % d’augmentation.
Les secteurs les plus actifs dans la vente de propriétés de
type « isolé » sont : Vieux-Québec/ Cap Blanc (180 %),
Montcalm (120 %), St-Sacrement (112,5 %), Pointe-Ste-
Foy (57,1 % ), l’Ile d’Orléans (71,9% ) et Montmagny
(60,3%).
Les secteurs les moins actifs en 2007 ont été Beauport et Charlevoix-Est.
En ce qui a trait au prix moyen résidentiel, c’est dans les MRC Les Etchemins (26,7 %) et de
L’Amiante (24,6 %), de même que dans les quartiers Montcalm (50,3%) et Des Chatels (18,5%) que
les augmentations ont été les plus fortes en 2007.
Regard sur 20 ans:
L’immobilier à Québec a connu des cycles de 2-3 ans au cours
des 20 dernières années mais depuis 5 ans, les écarts des
variations entre les années sont beaucoup moins grands.
Le prix moyen des propriétés toutes catégories confondues a
connu une augmentation semblable au taux annuel moyen d’inflation
soit de 2,3 %. Depuis 1988, on parle d’une hausse du
prix moyen de 47 %.
Du côté des propriétés résidentielles, le prix de vente moyen (en dollars actualisés) a augmenté de
seulement 42 % en 20 ans, passant de 115 600 $ à 164 562 $. Cette augmentation représente une hausse
de 2,1 % par année, soit un taux qui se situe encore une fois à un niveau inférieur à l’inflation pour la
même période.
Le nombre de ventes annuelles, de même que le montant associé à ces transactions, n’ont cessé de croître
depuis 20 ans.
Le nombre de courtiers et d’agents immobiliers membres de la CIQ est légèrement inférieur à ce qu’il
était en 1988, année où la région en comptait 67 de plus que les 1 216 actuels. C’est en 1987 que la
CIQ a connu sont plus grand nombre de membres avec 1 582 agents immobiliers.
2008 en perspective:
Selon les conclusions qui peuvent être tirées des discours
des principaux acteurs de l’économie québécoise
et canadienne, la Chambre immobilière de
Québec est d’avis que la confiance des consommateurs
envers l’économie demeura forte au cours de
l’année 2008.
De plus, les principaux facteurs touchant l’immobilier
nous indiquent qu’ils demeureront favorables
pour le marché en 2008:
taux d’intérêt encore bas et pas de hausse importante
à prévoir en 2008;
taux d’inoccupation des logements assez bas
malgré une légère remontée (1,9%);
moins de mises en chantier prévues;
taux de chômage bas à Québec;
l’effervescence du 400e anniversaire de la
ville de Québec.
Enfin, le délai de vente des propriétés unifamiliales,
tous prix confondus, est demeuré très stable dans la
dernière année et le ratio « vendeurs par acheteur »
se maintient à un niveau inférieur à l’équilibre.
En conclusion, la Chambre immobilière de Québec
anticipe pour 2008 encore une très bonne année
pour l’immobilier dans sa région. Le nombre de
ventes sera en progression (environ 5 %), le nombre
d’inscriptions demeurera stable, les ventes totales en
dollars devraient poursuivre leur hausse encore en
2008. Quant au prix moyen, il pourrait croître
compte tenu de l’inventaire stationnaire. Le ratio
vendeurs/acheteur ne devrait pas atteindre l’équilibre
cette année.
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- Haut de pageSource: Gilles Angers - Journal Le Soleil
Dans la grande région de Québec, sur le marché du courtage, il faut près de deux mois, en moyenne, pour vendre une propriété résidentielle. Tandis que c'est toujours le vendeur qui a le gros bout du bâton.
En effet, dans son Bilan 2007 et perspectives 2008, la Chambre immobilière de Québec (CIQ) constate qu'il fallait, au troisième trimestre dernier, 56 jours pour conclure une transaction. Ce qui est symptomatique de la vitalité persistante de la revente. En 1999, alors que le marché était plus tranquille, il fallait environ six mois.
Par ailleurs, le nombre de vendeurs par acheteur est de 5,8 alors qu'il était de 5,6 un an plus tôt. «Nous sommes encore loin d'un marché équilibré dans lequel le ratio varie de 8 à 10», déclare la directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault. Il est donc clair que c'est le vendeur qui a la meilleure part.
D'un autre côté, le prix moyen d'une propriété est à présent de 164 562 $. Ce qui représente une augmentation de 10,8 % par rapport à l'an dernier.
Mais la majoration, au cours des 20 dernières années, n'aura été que de 42 % ou 2,1 % annuellement. En dollars actuels, cela induit que, toute inflation exclue, le prix de vente moyen d'une maison, en 1988, était de 115 600 $.
Par ailleurs, en 2007, sur les quelque 10 102 propriétés vendues (pour une valeur de 1,66 milliard $), 61 % étaient des maisons isolées, 19 % des logements en copropriété, 13 % des jumelés, en rangée ou des «plex», 4 % des chalets et fermettes, puis 3 % des maisons mobiles.
Enfin, la CIQ convient que, eu égard à la hausse du nombre de maisons isolées vendues, ce sont les secteurs Vieux-Québec et Cap Blanc (180 %), Montcalm (120 %), Saint-Sacrement (112,5 %), l'île d'Orléans (72 %), Montmagny (60,3 %) et Sainte-Foy (57 %) qui ont été les plus énergiques.
Enfin, c'est dans le quartier Moncalm et dans les MRC des Etchemins et de L'Amiante que les hausses des prix des logements ont été les plus fortes, avec 50,3 %, 26,7 % et 24,6 %, respectivement.
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- Haut de pageSource: Gilles Angers - Journal Le Soleil
En 2008, pensent plusieurs observateurs, l'habitation à Québec sera encore en très bonne posture. À moins, comme l'appréhende le premier ministre du pays, que les secousses de l'économie américaine ne finissent par bouleverser la nôtre.
Dans la région de Québec donc, à la faveur d'une vitalité économique sans précédent, le courtage des propriétés de grand luxe s'organise tandis que les transactions sur le marché de la revente devraient croître, aussi bien que les dépenses de rénovation. Par ailleurs, on est porté à croire que les Fêtes du 400e de la ville de Québec tonifieront plus encore le marché. Quant à la construction verte, il est clair qu'elle montera d'un autre cran.
Le bas taux de chômage, la population en croissance, la natalité à la hausse, la forte demande de logements - le taux d'inoccupation des logements locatifs, descendu à 1,2 % dernièrement, en est le reflet - , l'augmentation du revenu personnel disponible (4,6 % au Québec, cette année) et les taux d'intéret abordables, bien qu'ils soient entraînés vers le haut (pour un terme de cinq ans : 6,50 % en mars dernier, 7,39 % environ actuellement), sont autant d'indicateurs qui laissent présager une année 2008 florissante. Du moins en ce qui concerne le marché de la revente. En tout cas, la directrice générale de la Chambre immobilière de Québec (CIQ), Gina Gaudreault, en est convaincue.
«Sans compter les Fêtes du 400e qui pourraient rendre la capitale nationale si séduisante aux visiteurs que plusieurs voudront s'y installer ou acquérir, tôt ou tard, une propriété», parie-t-elle.
Cela est vraisemblable, opine l'économiste et analyste de marché du bureau de Québec de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), Marie-Élaine Denis. Alors que l'économiste sénior du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, estime que cette probabilité est mince.
«Cela devrait au moins mousser la vente de certains logements en copropriété de luxe dans le Vieux-Québec, lents à trouver preneurs», concède-t-elle.
Cependant, la multinationale Sotheby's, la plus ancienne société de vente aux enchères de la planète, entend mettre à profit, mais discrètement, le 400e pour promouvoir l'établissement, à Québec, de sa branche immobilière de courtage résidentiel, Sotheby's International Realty (SIRQ). Cette dernière est maintenant présente dans toutes les localités économiquement très viables du pays, de Victoria jusqu'à Québec en passant par Toronto et Montréal.
En effet, la société de courtage, confiante en l'économie de la capitale et en sa pérennité, persuadée du potentiel de mise en marché de Québec, de ses attributs architecturaux et culturels, puis de la beauté tranquille du bord de mer de Charlevoix auprès des riches acheteurs de propriétés du monde entier, ouvre dès le 1er janvier un satellite, chemin Saint-Louis. Elle servira donc d'intermédiaire dans la vente et l'achat de propriétés résidentielles d'une valeur marchande minimale de 500 000 $, pour peu cependant qu'elles soient dans des rues, quartiers ou secteurs de prestige.
«Québec entre donc dans les grandes ligues du courtage immobilier», simplifie Marie-Élaine Denis. Alors que l'agent immobilier et directeur du développement des affaires de Sotheby's International Realty - Québec (SIRQ) dans la capitale, Cyril Girard, convient que cela entre dans le sillage du mode de vie de grand luxe, très avancé déjà en Europe, en Asie, aux États-Unis, dans l'Ouest canadien... de même qu'en Russie.
Transactions
Par ailleurs, pendant que nombre de transactions sur le marché de la revente, dans tout le Québec, devrait se replier de 82 000 (2007) à 76 000 (2008), il montera vraisemblablement de 7400 à 7600 à Québec. La prévision eut pu être plus avantageuse encore si la SCHL n'avait pas constaté la surconstruction, en 2007, de résidences pour les 75 ans et plus.
Ces derniers mois, l'organisme a dû mettre en garde promoteurs et constructeurs, car il se produit une flexion, qui durera quelques années, dans cette strate de la pyramide des âges puisqu'elle résulte d'un déficit de naissances durant les années d'incertitude et de misère consécutives à la grande crise économique de 1929.
«Et pendant que le prix des propriétés monte, la dette hypothécaire des particuliers s'élève proportionnellement. La baisse appréhendée du nombre de transactions au Québec en résulte donc», trouve Mme Bégin. La SCHL rappelle, de son côté, que les mensualités hypothécaires ont presque doublé de 1987 (640 $) à 2006 (1158 $).
D'une autre part, cet état de fait entraîne un refoulement de la hausse de la valeur des propriétés. Au Québec, le prix moyen était de 207 000 $ en 2007 (6,7 % de plus qu'en 2006). Il devrait atteindre 214 000 $ en 2008. «Soit une appréciation d'à peine 3,5 %», pronostique Mme Bégin.
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La construction résidentielle va ralentir au Québec cette année et l'an prochain. La raison? L'offre de maisons est plus grande et les gens préfèrent acheter des maisons toutes faites plutôt que de s'en faire construire une.
La SCHL a de mauvaises nouvelles pour eux: les prix vont continuer à augmenter partout au Québec. Dans la région de Montréal, par exemple, le prix moyen va passer de 237 000$ à 256 000$ en 2008. Dans la région de Québec, de 160 500$ à 175 000$.
La SCHL fait mentir tous ceux qui prédisaient que le prix des condos allait s'effondrer parce qu'on en avait trop construit. Même s'ils poussent comme des champignons partout au Québec, les jeunes et les retraités veulent des condos, et les prix se maintiennent.
Conclusion: ne cherchez pas l'aubaine, nous sommes toujours dans un marché de vendeurs pour les deux prochaines années au moins.
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- Haut de pageSource: Gilles Angers - Journal Le Soleil
L'ocre ferreuse, qui colonise et obstrue les drains de fondation de nombreuses maisons du Québec et
pour laquelle l'émission La Facture a donné l'alerte l'automne passé, peut cesser de se développer.
"Sinon, il y a moyen de la contrôler", donne espoir l'Association provinciale des constructeurs
d'habitations du Québec (APCHQ).
Un conseiller en bâtiment, lié d'assez près à l'industrie de la construction, en est sûr : la bactérie, après
avoir gobé tout l'oxygène des particules de fer que comprend le sol, peut stopper son activité. "Son
garde-manger vide, elle regagnera, en principe, ses quartiers", se confie-t-il au Soleil sous le couvert de
l'anonymat.
"Cette façon de voir les choses est opportune, bien qu'il faille la nuancer", trouve le directeur général du
programme Garantie des maisons neuves de l'APCHQ, Bruno Nantel.
Celui-ci fonde son point de vue sur des consultations et des études scientifiques. D'autant plus que l'ocre,
au sein de l'organisme, est un grand sujet de préoccupation.
Sur les lotissements vastes, planches et étendus, l'épuisement de la ressource ferreuse, comme réserve
"alimentaire" de la bactérie, est vraisemblable. "Auquel cas, il faudra tout de même se démener contre le
micro-organisme pendant quelques années, le temps qu'il n'agisse plus. Car il aura laissé dans les
canalisations des boues visqueuses", précise-t-il.
Il faudra donc, dans ce cas, désengorger le drain puis réhabiliter les matériaux filtrants qui reçoivent les
eaux et dépôts souterrains ou de surface. "Étant entendu, qu'il en vient 40 fois plus des profondeurs que
d'en haut. Hélas ! plusieurs drains sont posés directement sur le sol, sans barrage filtrant. De ce côté, ils
sont donc complètement à découvert", déplore le président de Drainages de la Capitale, à Charny,
Michel Lamontagne.
"En matière de drainage et d'ocre ferreuse, M. Lamontagne est un chercheur empirique noble dont les
trouvailles fonctionnent et sont authentifiées par la science", déclare M. Nantel.
Mais si la maison qu'on habite, continue ce dernier, s'élève au bas d'une montagne ou d'une colline qui
charrie des eaux chargées de fer, qui ruissellent dans le sol, la bactérie ne baissera pas les bras.
Tôt ou tard, il faudra mettre en place un système, non pour la combattre ou la contenir, mais pour la
laisser passer librement par le drain, tout en lui interdisant d'adhérer à ses parois. Jusqu'à ce qu'elle soit
acheminée à l'égout sanitaire public que le brassage des matières solides va racler.
"Ce qui n'est pas le cas, dans les égouts pluviaux où il y a risque de colmatage par l'ocre", craint M.
Lamontagne, qui n'est pas loin de penser que les pluies acides en provenance du Sud sont un vecteur de
prolifération de la bactérie.
"Après une pluie, en effet, on constate une augmentation du pH de l'eau. Elle devient dure. Si, dans un
échantillon, on verse de l'eau de Javel, diluée avec précision, on le réduit. Et le milieu devient impropre
au développement de la bactérie", explique-t-il.
Encore que d'ordinaire le pH se replie de lui-même. Mais jamais tout à fait au niveau où il était. Par
conséquent, il monte toujours, mais subtilement.
Renseignements : www.apchq.com ou 418 832-4849
gangers@lesoleil.com
Origines
En fait, l'ocre ferreuse résulte d'une bactérie latente évoluant dans la nappe phréatique. Lorsque l'eau
monte au printemps ou à la suite de précipitations abondantes, la "tête chercheuse" de la bactérie
fourrage le sol en quête de fer.
Puis se développe avec voracité à la faveur de l'air du drain et de l'oxygène du fer dont elle raffole. Puis,
elle dépose sa biomasse (sorte de fientes) contre la gaine en géotextile du drain ou sur le barrage en
géotextile se trouvant au-dessus du gravats filtrants. Dans ce cas, le système filtrant supérieur se bouche
tandis que le drain se bourre. Si les gravats sont en calcaire, elle le pulvérise en quelques années.
Par ailleurs, si le drain est piqué de petits trous avec charpie interne, la bactérie s'y engage et s'accroche.
"Si une entreprise de drainage le lave, elle n'arrivera pas à déloger l'ocre prisonnière de la charpie",
précise Michel Lamontagne. Il faut donc préférer les drains à trous francs ou sciés, capables aussi de
supporter la pression énorme des matériaux de remblayage. Autrement, il fléchira et on n'en saura rien.
Si les fondations trempent dans la nappe, l'assaut de la bactérie est constant. Si elles sont à distance du
plus haut niveau d'élévation de celle-ci, début mai à la suite de la fonte des neiges, la bactérie n'a aucune
prise sur le drain.
C'est, entre autres, pourquoi, dans certaines rues ou certains quartiers, sur "10 maisons, il n'y en a qu'une
seule d'affectée". Enfin, toute maison implantée dans un sol argileux y échappera. Car la bactérie, faute
de fer, n'en mène pas large.
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- Haut de pageSource: Gilles Angers - Journal Le Soleil
Après l'hiver, la fonte des neiges et le dégel, le chemin pour vous rendre à votre chalet est enfin praticable. Vous êtes impatient d'y aller et d'y trouver refuge, loin des rumeurs de la ville. Mais lors de votre première visite, il faudra vous astreindre à une série de tâches pour vous réinstaller. En voici un aperçu.
«Ouvrez d'abord les fenêtres pour rafraîchir les lieux. Car pendant vos longs mois d'absence, il n'y avait pas d'échangeur d'air pour prendre le relais», déclare l'inspecteur en bâtiment Mario Grondines, d'Habitation Expert-Conseil de Loretteville. Gardez toutefois à l'esprit qu'il vous faudra, maintenant ou plus tard, mettre en place les moustiquaires.
À partir du tableau de distribution électrique, remettez le courant, hormis celui du chauffe-eau. Après quoi, le cas échéant, vous ouvrez l'interrupteur de la pompe électrique de votre puits artésien. «Il est normalement situé près du réservoir d'eau, dans la maison», précise M. Grondines.
À présent, ouvrez au quart de tour tous les robinets en vous assurant que les «valves» sous l'évier, le lavabo et le réservoir de toilettes sont également ouverts.
Puis, ouvrez l'eau. Soit en tournant votre clé d'adduction près de la voie publique, soit en ouvrant la valve générale dans votre sous-sol ou votre vide sanitaire. C'est selon.
Alors l'eau, tout en expurgeant l'air des tuyaux, se met à couler. Progressivement, l'eau fraîche succède à l'eau stagnante, tout en entraînant les liquides antigel d'hivernement dans les égouts.
Lorsque le débit d'eau du robinet d'eau chaude est régulier et que tout l'air contenu dans le conduit est chassé, c'est signe que le chauffe-eau est plein. C'est le moment de mettre l'électricité de l'appareil en service.
«Jamais on ne le fait quand le chauffe-eau est vide ou partiellement rempli. Autrement, les éléments brûleront à coup sûr», met en garde l'inspecteur en bâtiment.
Une fois les robinets fermés, portez l'oreille à tout chuintement, cliquetis de gouttes d'eau ou cillement qui induirait un bris de plomberie.
Ensuite, nettoyez le frigo et branchez-le. Donnez-vous aussi la peine de dépoussiérer les ailettes des plinthes électriques.
Attisée
Vous aurez sans doute l'intention de faire une attisée dans votre foyer ou votre poêle à bois pour éliminer l'humidité du chalet. Dans ce cas, veillez à ce que les tuyaux soient décrassés, la cheminée ramonée et sa tête libre de débris ou d'un nid quelconque.
Ensuite, faites le grand ménage. Passer le balai ou l'aspirateur, puis lavez les planchers. Aussi bien que les placards, les armoires, les vitres et la vaisselle. Préférez les produits d'entretien écologiques. Après tout, vous vous trouvez au coeur de la nature.
Enfin, faites les lits (après y avoir passé soigneusement l'aspirateur) au moyen des draps et taies que vous aurez apportés de chez vous, puis rangez les autres articles de lingerie.
UN TOIT AU-DESSUS DE LA TÊTE
Il est possible que les gros vents d'hiver aient soulevé des bardeaux du toit de votre chalet ou remué la tôle au point de déloger des clous. Voilà au moins une raison pour laquelle vous devez faire l'inspection extérieure de votre bâtiment.
«Un bardeau arraché, un autre corné sous l'action de la glace ou un dernier dépourvu de ses granules doit être remplacé», suggère l'inspecteur en bâtiment, Mario Grondines.
Cependant qu'on vérifiera si les ventilateurs de toit et l'évent de plomberie sont intacts et en bon état. En même temps, on débarrassera les lieux des branches qui auraient pu y tomber.
Bien sûr, on assujettira bien l'échelle au sol et on s'attachera pour s'éviter une chute qui pourrait être fatale. De plus, on se tiendra à distance des fils électriques.
Charge de neige
Par ailleurs, une formidable charge de neige aurait pu faire fléchir la toiture, la galerie ou l'escalier. Tandis que des mouvements de sol auraient pu provoquer le tangage des poteaux de bois servant d'assises et causer une dénivellation du plancher. À moins que ne se soit produite une fissure dans les fondations en béton. Après évaluation de la gravité des dommages, on fera réparer. Au cours de l'été, tout au moins.
D'un autre côté, on remplacera le scellant qui se serait détaché autour des fenêtres. Enfin, on nettoiera bien le terrain.
Finalement, M. Grondines se fait rassurant : comme le chalet n'a pas été chauffé durant l'hiver, il n'y a sans doute pas eu formation de glace sur le toit et de dégâts afférents. Encore que l'objet de l'examen du chalet, trouve-t-il, est d'inventorier les problèmes causés par l'hiver et y remédier. D'ordinaire, ces problèmes ne sont pas graves.
PUISQUE L'EAU PURE NE COULE PAS DE SOURCE
Vous venez d'ouvrir votre eau qui provient sans doute de votre puits artésien ou de votre puits de surface. Gardez-vous de la boire. Faites plutôt le nécessaire en vue de la faire analyser.
«Mettre une quantité raisonnable d'eau de Javel dans votre puits, suivant les recommandations du laboratoire (*) qui l'analysera. Faites couler l'eau des robinets jusqu'à ce que vous perceviez l'odeur de Javel. Fermez. Durant les 24 premières heures, n'en faites pas du tout usage. Le temps, en fait, que les tuyaux d'amenée se désinfectent», recommande Mario Grondines, inspecteur en bâtiment.
Par la suite et pendant sept jours, n'employer l'eau qu'à des fins sanitaires seulement. «N'en buvez pas, ni ne faites la cuisine avec», insiste-t-il.
Au terme du septième jour, prélevez un échantillon. Versez-le dans une bouteille stérilisée - accompagnée de son mode d'emploi - que vous aura fournie votre «labo».
Apportez-la-lui sans délai pour analyse eu égard aux coliformes totaux (produits par les végétaux) et fécaux. Ne l'exposez surtout pas au soleil.
Si votre chalet est situé près de champs fertilisés au purin, priez le «labo» de pousser l'analyse en regard des nitrites. Si vous êtes dans la couronne de Valcartier, exigez qu'il soit tenu compte des TCE ou trichloroethènes.
Si votre eau est jugée non potable, il faudra joindre une entreprise spécialisée en purification ou envisager une autre façon de vous approvisionner. «Si elle est trop ferreuse, il prescrira des adoucisseurs», mentionne M. Grondines.
Finalement, si vous êtes raccordé au réseau d'aqueduc municipal, voyez s'il n'y aurait pas un interdit de consommer l'eau.
* Boydycote, entre autres, à Québec
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Dès ce mois-ci, la géothermie devrait commencer à gagner du terrain et de nouveaux adeptes au Québec. Hydro-Québec accordera maintenant des subventions dans le secteur résidentiel ainsi qu'aux promoteurs immobiliers qui y adhèreront.
Chez nos cousins européens, il y a déjà belle lurette que les nombreux avantages de la géothermie sont reconnus.
Le principe de la géothermie est relativement simple. À plus de 3 mètres dans le sol, la température ne fluctue presque pas et se situe à environ 9 degrés. En récupérant cette énergie, non polluante en plus, il devient possible de chauffer et de climatiser une propriété.
Ses qualités?
Écologique, durable et silencieux. Ses inconvénients? Le forage est bien sûr à effectuer, pour y enfouir les tuyaux, d'un pouce et quart. À cela vient se greffer une thermopompe géothermique, Celle-ci extrayant la chaleur ou la fraîcheur du mélange eau-méthanol et la retransmettant ainsi au système de ventilation de la propriété, procurant une climatisation idéale.
Pour qui?
Les propriétaires de construction d'environ 3000 pi2 et plus de surface habitable. En dessous de ce barême, l'installation d'un tel systême serait plus ou moins rentable.
Pourquoi?
Sur l'aspect environnemental, selon Équiterre, en utilisant 1 seul kilowatt d'électricité pour faire fonctionner un systême géothermique, on extrait plus de 3 kilowatt d'énergie directement du sol.
Les coûts?
Prévoyez autour de 25 000$ à 35 000$. Et selon le type d'installation, le site de la Société canadienne de l'énergie du sol prévoit une rentabilisation des coûts après 5 à 12 ans.
Intéressés?
Je vous invite à consulter le site d'hydro-Québec pour en connaître davantage sur la géothermie en cliquant ICI.
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Source: Gilles Angers - Journal Le Soleil
À l'instar d'une centaine de chambres et d'associations immobilières du pays, la Chambre immobilière de Québec (CIQ) est allée inviter, cette semaine, des députés fédéraux du territoire qu'elle dessert à persuader Ottawa d'augmenter de 5000 $ le montant admissible au Régime d'accès à la propriété (RAP).
«Nous avons rencontré, lundi et mardi, deux députés. L'un bloquiste, l'autre conservateur», déclare la directrice générale de la CIQ, Gina Gaudreault, qui a tenu à taire, pour l'instant, le nom de ceux-ci. «Il ont cependant un rôle consultatif en matière de finances publiques», s'est-elle contentée de dire.
Le montant admissible à un RAP est, depuis 15 ans, de 20 000 $. «Une hausse de 5000 $ ou 25 % nous paraît raisonnable. Ce, pour donner un peu plus de latitude aux acheteurs d'une première propriété. Par la suite, nous souhaitons que le nouveau montant de 25 000 $ soit annuellement ou bisannuellement indexé au coût de la vie», continue Mme Gaudreault.
Les députés de la région de Québec rencontrés se sont, d'après elle, montrés ouverts à la proposition puisque «conscients que l'immobilier constitue un moteur économique important». Du même élan, la CIQ les a saisis de l'importance de permettre aux investisseurs immobiliers, quels qu'ils soient, de vendre leur propriété sans imposition sur le gain de capital, pour peu qu'ils réinvestissent leur avoir dans un autre ensemble d'habitations dans les six mois consécutifs à la vente.
De son côté, l'Association canadienne de l'immeuble rappelle que, depuis l'entrée en vigueur du RAP en 1992, plus de 1,5 million de Canadiens l'ont employé pour se porter acquéreurs de 790 000 propriétés.
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Source: Marie-France Léger - Journal La Presse
Dans un marché équilibré comme aujourd'hui, la mise en valeur de votre maison - ou Home Staging - attire de plus en plus agents d'immeubles et courtiers à la recherche du petit plus détail qui fera mousser les ventes de maisons.
D'après leurs calculs, la valeur ajoutée d'une propriété préparée selon cette approche se situerait entre 2 et 5 %. Aux États-Unis, où la mise en scène est parfois extrême, les propriétés se vendraient jusqu'à 10, voire 15 % plus cher, selon Luc Dupont, professeur en communications et marketing de l'immobilier à l'Université d'Ottawa qui cite des recherches américaines.
Chiffres à l'appui, l'agente immobilière Ann Isabelle De Leeuw, de chez Royal Lepage, a proposé à un propriétaire en panne de débourser 2000 $ pour acheter une nouvelle literie, une console et trois pots pour les plantes, louer un tapis et du mobilier. Le tout agrémenté de quelques vases et accessoires de décoration. Elle s'est chargée des emplettes et a réussi ainsi à rafraîchir de beaucoup l'image d'un loft très moderne du centre-ville, sur le marché depuis quelques mois, mais dont l'aménagement n'était pas à son meilleur.
Elle a fait appel à Lucy Godin, de Concept Décor Design pour quelques conseils. «L'acheteur (immobilier) a beaucoup plus de choix que l'an dernier. Pour créer l'impulsion d'achat, c'est au vendeur à jouer serré. Il faut faire un effort supplémentaire», indique Mme De Leeuw.
C'est ainsi que plusieurs agents se sont mis à offrir -avec un contrat en bonne et due forme -un service de consultation en Home Staging pour leurs clients, sans frais supplémentaires. Gilberte Lefebvre, agente Sutton à Blainville, a elle-même suivi une formation en juin dernier. Elle recommande maintenant à tous ses clients de préparer leur maison en conséquence, s'ils veulent vendre assez rapidement, à bon prix, dans un marché où les acheteurs ont le choix. «Par exemple, j'ai une maison à vendre dans un secteur pas très recherché. Et bien, j'ai eu trois visites et trois offres d'achat!»
L'agente a appliqué chez son client le b.a.-ba du Home Staging: nettoyer, dépersonnaliser et désencombrer. De trois à six minutes, c'est ce qu'il en faut pour se faire une image d'une maison lors d'une visite. Et les défauts sautent très vite aux yeux. «J'ai fait remplacer le mobilier de salle à manger, il était trop grand pour la pièce. Il prenait trop d'espace», de préciser l'agente.
Une nécessité
Luc Dupont, spécialité du marketing de l'immobilier, constate que les Québécois jusque l'an dernier ne croyaient pas trop au Home Staging. C'était surtout un luxe destiné aux propriétaires fortunés. Aujourd'hui, assure-t-il, tous les vendeurs de propriétés n'ont plus le choix de se poser la question. «Le vent a tourné depuis deux ans. Le marché immobilier stagne, voire recule dans certains cas. Or, les recherches américaines montrent qu'une propriété qui a été mise en valeur selon ce procédé se vendra de 10 à 15 % plus cher que des propriétés similaires dans un même environnement. Donc pour vendre une maison de 200 000 $ et plus, ça devient une donnée importante.»
Il rappelle en rafale quelques trucs du Home Staging une fois que les réparations de base sont effectuées : a) Dépersonnalisation : enlever photos, diplômes, médicaments, collections, aimants sur le frigo, oeuvres d'art, signes religieux, armes à feu (!); b) éliminer tous les accessoires pour donner une impression d'espace : jouets, althères, souvenirs de voyages, déplacer le mobilier placé contre les murs (on suggère de faire entreposer les meubles encombrants); c) diffuser de bonnes odeurs; d) masquer les sons indésirables avec de la musique classique; e) ouvrir les rideaux et allumer lers lumières partout; f) acheter des plantes; g) soigner la décoration extérieure; h) disposer des objets clés : chandelles, bols de fruits, piano (quand c'est possible); i) peindre avec des couleurs gagnantes : éviter le jaune (la couleur détestée des Québécois), le mauve, le violet, l'orange. Pour ce faire, M. Dupont encourage une dépense de quelques milliers de dollars. «En déboursant 2000 $, on peut en faire 20 000 $. Je le ferais à la bourse, mais dès qu'il s'agit de ma maison je me dis que de toute façon, je vais partir. Or, c'est un mauvais raisonnement. Un vice de raisonnement», signale-t-il.
Le Collège de l'immobilier du Québec dispense un cours de mise en valeur de maison qui a été suivi par quelque 300 agents jusqu'à présents. Le séminaire d'une durée de quatre heures est présenté par la firme Coup d'oeil design. Il a été mis sur pied en 2005. «Nous donnons une attestation à la fin du séminaire», souligne la directrice des communications du collège, Linda Grondin.
Les agents et les entreprises privées de Home Staging développent tout un réseau de services, que ce soit des compagnies de location de mobilier et de tableaux ou des entrepreneurs qui proposent des rénovations de «surface».
Ainsi, vous pourrez louer à la semaine une causeuse, un téléviseur à écran plat ou un réfrigérateur chez Easyhome (easyhome.ca), une compagnie albertaine qui possède quelques succursales au Québec. Ou rafraîchir vos vieilles armoires de cuisine, avec Armoire New look, une compagnie de Sainte-Thérèse, qui transforme des cabinets de mélamine en leur donnant un petit air tendance.
Accédez à la section HOME STAGING pour en savoir plus!
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